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« Chi apre il cuore all'ambizione, Il chiude al riposo. »

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« Chi apre il cuore all'ambizione, Il chiude al riposo. »

Message par Martin_Rifkin le Jeu 2 Fév - 13:28

Lorsque je ressasse mon passé, la première chose qui me vient à l’idée, c’est la frustration, le regret, l’aisance.

Je suis né en Sicile, là où mes parents se sont rencontrés. Ma mère issue de la bourgeoisie sicilienne, et mon père, journaliste New-yorkais. Je suis né d’un amour fusionnel, mes parents tombés amoureux l’un l’autre lors d’un voyage de mon père. Un amour sans vagues, ou presque. La famille sicilienne de ma mère a toujours vu d’un mauvais œil cette amour entre ma mère et cet américain sorti de nulle part. Alors, pour éviter tout problème, peu après ma naissance, mes parents sont partis aux États-Unis. Je n’ai donc jamais connu cette Sicile chère au cœur de ma mère. Voilà donc rapidement l’histoire de mes origines.

J’ai donc grandi dans un milieu plutôt bourgeois. Mon père travaillait au Time et ma mère s’occupait de moi. Ce dont la plupart des gamins rêvent. Mais je n’en voulais pas. Ce trop-plein de tout m’accablait. J’étais au final prisonnier de ma condition et ce dès ma naissance.

A 12 ans j’ai commencé à faire de petites conneries, ce qui pour moi était quelque chose de dingue. Je vendais certains bijoux de ma mère, je séchais les cours, je fumais des cigarettes, en crapotant bien-sûr. J’ai tenté de toucher cette liberté qui me fuyait depuis mon plus jeune âge. Mais je ne souhaitais pas tomber dans l’illégalité, de peur des conséquences irréversibles. J’étais juste un gamin trop gâté comme on me le disait souvent.
C’est donc à 19 ans, que j’ai décidé de partir faire des études de Droit dans le Connecticut. Mon père gagnait pas mal de pognons, et pouvait se permettre de me payer l’université.

J’étais donc finalement rentré dans le rang comme on dit. Mais je n’étais pas heureux. A l’université j’ai rencontré Salvatore Dewey, un petit dealer de marijuana, un type sympa qui essayait de gagner un peu d’argent pour payer ses études. Il était d’origine italienne et ça nous a permis de nous rapprocher. Salvatore adorait me dire que je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais. Mais moi, dans le fond je l’enviais. Je voulais être comme lui libre de toute contrainte.

J’avais un problème, un véritable problème d’identité. Je ne voulais en parler à personne, même à Salvatore, mon seul et véritable ami. J’ai donc été voir une psy, j’avais un peu honte parce que pour moi, ceux qui allaient voir un psy c’était les barjots. Mais honnêtement ça a changé ma vie.

Lors de mon premier rendez-vous, j’ai entendu le baratin habituel, que c’est un travail fastidieux et long, que tout ne se résout pas en une séance. Je pensais même ne pas y retourner. Mais j’ai fait l’effort et j’y suis retourné. Au fil du temps, j’ai appris à me connaître, à savoir qui j’étais, pourquoi j’agissais comme ça. Et surtout, j’ai réalisé que je n’étais bon dans rien. Oui c’est cru, mais c’est vrai, j’avais pris une énorme gifle, je n’avais pas d’aptitude particulière, j’étais une personne lambda.

Ma vie entière était remise en question. Petit, tout le monde se disait « Je serai riche et plus tard », et bien moi, du haut de mes 21 ans je n’avais pas grandi. Ce que je voulais c’était de l’argent, de l’argent et du pouvoir. Je me laissais porter par le courant tel un poisson rouge alors que je voulais être le saumon sauvage qui nageait à contrecourant. Et le seul obstacle à cette réussite c’était la peur de l’illégalité. La peur de décevoir mes parents. Et c’était cette peur qui m’empêchait d’être moi-même. Je me devais de franchir ce pas mais en même temps mes parents m’avaient tout donné et je n’avais pas le droit de les décevoir.
Je finis par trouver un compromis, j’allais continuer mes études et m’associer à Salvatore pour vendre de l’herbe. On commença donc à étendre le réseau. On vendait sur tout le campus. Et clairement on brassait un max. Dans ma tête c’était le pied. Je ne m’étais jamais senti aussi libre. J’avais quasiment tout ce que je dévorais des yeux, de l’argent. Mais comme l’avait dit Sénèque « Le temps ne fait qu'accroître le sentiment du mal. Le poids qu'on lève avec aisance accable par sa continuité. ». Ma soif de pouvoir grandissait autant que mon égo. Il m’en fallait toujours plus.

Je me mis donc en contact avec des personnes des universités du coin qui pourrait revendre notre herbe. Salvatore n’était pas d’accord, selon lui on risquait gros. Mais j’avais pris le dessus dans cette affaire, c’était mon business. J’étais bon, vraiment bon, même dans mes études je réussissais, je faisais partis des meilleurs. Mais la chance ne sourit pas toujours au plus audacieux, du moins seulement pour un temps, pour moi ça a duré 2 ans.

Je me souviens de cette matinée, c’était un vendredi, on avait fêté la remise des diplômes mais j’étais déjà debout, un collaborateur devait passer prendre une grosse commande. Quelqu’un a tapé à la porte. Je me suis levé. Je suis tombé nez à nez avec les poulets et Salvatore. Je me souviendrais toujours de ses mots « Je suis désolé, vraiment désolé ». Il m’avait balancé pour se sauver. J’avais franchi cette limite que je m’étais toujours appliqué à respecter.

Garde à vue, caution payée, avocat hors de prix, procès gagné, peine minimale : merci Papa. J’étais dévasté, je croyais tout contrôler mais je n’avais pensé qu’à moi, je me prenais pour un leader, j’étais juste quelqu’un qui n’avait pas su garder les pieds sur terre. Mes parents déçus de leur fils. Je n’avais plus qu’une solution. Partir.

J’avais subi de plein fouet la folie des grandeurs.

Je devais insérer une nouvelle pièce et appuyer sur la touche « Try Again ». Tout recommencer au niveau 1. Construire une solide base pour me relancer. Cette base c’est Los Santos. Tout est possible à Los Santos dit-on.

« Chi asperttar puote, Viene a cio che vuole. »


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Re: « Chi apre il cuore all'ambizione, Il chiude al riposo. »

Message par Sal Hudson (2) le Jeu 2 Fév - 16:34

Bgg

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Re: « Chi apre il cuore all'ambizione, Il chiude al riposo. »

Message par Martin_Rifkin le Jeu 2 Fév - 19:53

Merci !
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Re: « Chi apre il cuore all'ambizione, Il chiude al riposo. »

Message par Joe_Theller le Jeu 2 Fév - 23:32

Propre mais manque d'image à mon gout.

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Re: « Chi apre il cuore all'ambizione, Il chiude al riposo. »

Message par Martin_Rifkin le Jeu 2 Fév - 23:50

L'Jo a écrit:Propre mais manque d'image à mon gout.

Tiré du jeu ? Ou fictive (de la vraie vie) ?
Sinon merci.
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