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| Franck "Leather" Cagliani |

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| Franck "Leather" Cagliani |

Message par Franck Cagliani le Ven 24 Juin - 11:44

| Franck " Leather" Cagliani |


Franck raconte, l'air pensif et inspiré dans le vide de sa chambre d'hôtel, une budweizer à la main son histoire depuis New-York. L'esprit un peu altéré par l'alcool, il s'imagine qu'on lui pose des question sur New-York et sur ses activités à Santos et répond naturellement, poussant de temps en temps quelques rires et quelques bruits de bouches signifiant "j'm'en foutais" ou alors "Ça, c’était cool" et parfois des exclamations grossières.


New-York ? Ouais, c'est bien une partie de ma vie ça. Vous savez, quand papa et maman ont débarqués du bateau on les a laissés à leur compte, dans la rue et la balluchon à la main. Et le pire, c'est qu'ils étaient des milliers dans la même situation dans cette foutue ville. C'est à ce moment là que les "comités de sauvegarde de la culture italienne" se sont crées. Ouais, c'était une chouette idée ce machin, une sorte de Pizzo pour toutes les familles en galère qui sortait du paquebot contre un logement et un bout de pain. Et puis il y a eu Little Italy, c'est là que les parents ont eu leur premier appart' dans ce pays. Sur Mulberry street plus précisément. Ils avaient du vivre dans une location à la con et souquer ferme au boulot pendant des mois avant d'avoir pu se le payer. C'est à ce moment là que je suis venu au monde, et 2 ans après mon petit frère Luigi. Niveau billets verts, la vie était pas toute rose mais on a jamais manqué de rien. Les repas de jours de fête, c’était à l'Umberto's Clam house que ca se passait. On mangeait rien de bien différent qu'a la maison ou au réunion de comité, mais ca permettait de voir du joli monde de chez nous. A l'entrée au lycée, les choses ont changées... Avant ca, c'était le boulot à l'école, les études en vues et tout le tintouin pour devenir médecin, avocat et ingénieur. Mais, à "la petite Italie" quand vous étiez un jeunot avec des couilles, vous pouviez rouler sur l'or. La belle époque !
C'est comme ca que je suis rentré dans des business via les types du comité, je livrais un paquet par ci par là, je faisais des petites courses, je vendais à la sauvette. Tout ce qui était bon pour le business, je le faisais et mon frangin à pas craché dessus non plus. A 20 piges j'avais déjà pris du poids, on m'appelait "Francky" et j'étais devenu un affranchi. Quand vous êtes un affranchi, toutes les portes s'ouvrent. Plus de place au resto ? On vous libère une table dans les 30 secondes. De la queue dans les boutiques ? Le patron fait le tour pour vous servir. Suffisait de savoir vivre en arrosant tout le monde. La prohibition avait mis au pouvoir les anciens, la protection, le braquage et les paris remplissaient nos poches, et celles des vieux aussi par la même.
C'te période là, c’était à se taper le cul par terre de bonheur, yen avait qui sortaient de tout les coins, et les billets coulaient. Le problème dans la vie, c'est que tout à une putain de fin. Et celle de ce système là est arrivée trop vite. Les mecs voulaient encore plus de fric, et lorsque que la came a fait son apparition, c'est devenu une foutue foire d'empoigne.
Pas mal d'anciens étaient contre, mais certains des Caïds en place se lançaient dans ce nouveau business et ca a attiré les fédéraux plus vite qu'un défection canine attire les mouches.
En 1 an, la moitié des types que j'avais vu grandir dans le quartier se sont fait repassés, arrêtés ou ont mystérieusement disparus. Il m'a fallu ca pour comprendre que l'époque avait changée, et qu'il était bien temps de changer aussi. Quand j'ai entendu qu'il y avait de l'oseille à se faire sur l'aut'côte à l'Ouest, moi et Luigi on a sauté dans le premier avion pour 'Santos. Vous comprenez, c'est pas qu'on aimait pas le climat, mais la guerre fait des morts et les fédéraux faisaient plus dans le détail, ca tapait dans tout les coins.

L'arrivée difficile ? Ouais, not'stock de billets s'était dilué dans les préparatifs, le voyage, et une descente coûteuse des fédéraux dans nos stocks perso avant le départ n'ayant heureusement pas abouti à des poursuites. Ce qui fait que, comme tout citoyen américain qui se respecte, on a la fièvre du billet vert et du bon temps, ce que certains appelleront la "recherche du bonheur".
Les armes, c'est not'dada et les billets verts notre passion, pour ca qu'on a décidé de prendre une équipe de types sous notre aile afin de monter un business stable pour se mettre en relation avec les pontes de New-York quand tout cela sera prospère.
Les billets commencaient à poindre, on r'vendait des cargaisons d'armes et on rachetait et ainsi de suite. Malheureusement cette putain d'nature humaine est demandeuse, et des enfoirés qu'on croyaient êtres nos amis, ceux qu'on a ramassé dans le caniveau et hissés à l'aspect du respectable se sont foutu à leur compte et nous ont déclaré la guerre. Ouais, seulement si on du sang italien dans les veines c'est aussi qu'on connait le sens du mot "Vendetta". Une fois les morceaux de ces enfoirés jetés à la mer, il nous a fallu nous r'faire et changer de coin.
C'est alors que, buvant un verre du côté du Little Italy de Santos, je fis la rencontre d'une bande de types, des ritaux qui s’étaient installés dans le coin et qui avaient l'air foutrement sérieux quand on parlait d'affaires.
Gigi et moi, ca nous a plu, le scotch était sympa et les mecs businessman, donc on a décider de trainer dans le coin histoire de monter sur deux trois coups et de s'faire quelques billets. Le courant est tout de suite passé, on était sur la même longueur d'onde tu vois ? J'te raconte pas les types qu'on se faisaient, un portefeuille par-ci, une liasse de billets par là... Une routine pour certains, une foutue passion pour nous. Ca a évolué, j'ai connu de nouveaux types, l'équipe se renflouait de jours en jours et ca m'plaisait. A ce moment, je savais que j’étais bien où j’étais et que j’espérais que ca resterais longtemps comme ca.


2 ème partie.

Franck termine sa bière, la jetant au travers de l'appartement, un bruit de verre se fait entendre. Il attrape une seconde bière, posée sur la table basse puis l'ouvre avec les dents, continuant son récit avec la même attitude.

On a tenu longtemps comme ca, les gros bonnets ont commencés à nous faire confiance, tu vois ? moment de silence pesant, plusieurs secondes. Franck dodeline sur son fauteuil puis reprend* Ouais. Une confiance tenace. On a commencé à générer de plus en plus de fric, et ca, les gros bonnets ca les laisse jamais indifférent bordel. Normal, on était tous dans cette putain de ville pour le fric. Money is money. Alors on nous appelaient "insider". Des problèmes ont commencés à pleuvoir, nos alliés qu'on appelait les "Gambi" nous ont trahis, ca a pété dans tout les coins putain. J'ai descendu pas mal d'hommes à ce moment... Puis ca s'est arrêté. Sally était dans l'coma et ca, ca en a calmé plus d'un. C'vieil homme en avait pris assez dans la geule pour qu'tous les gros bras comme moi finissent par se calmer et les affaires ont repris leur cours. Enfin, ouais on peut dire ca.
On a pris le contrôle d'un quartier, sous la coupe de Jojo' Fruzetti, avec Paulie et Tommy puis Joe Cicero, un aut'type de New-York nous a rejoins après le suicide de Tito... Putain. T'imagines toi sauter de cette connerie de tour de San News ? Bordel moi pas. *il descend un bon quart de bière*. Enfin, on a prospéré comme ca un moment puis.. J'ai eu mon gamin ah ! il esquisse un large sourire, des étoiles dans les yeux Ce petit gars m'a illuminé, j'avais bien fait de revenir à NY pour l'voir.. J'l'ai jamais regretté. Malgré que les choses aient changées à mon retour, et comment ! Damn shit. Le quartier avait changé, des problèmes encore avaient poussé Tommy à s'tirer et Ray' un type que j'avais accueillit dans mon équipe à l'époque était passé soldat avant moi, gérant le "Delphino". Lui et son frère Mikie, une sacrée famille d'bon gars. Enfin voila, j'ai retrouvé un peu tous les associés qu'je connaissais ou pas d'ailleurs. Le retour fut fracassant, deals, échanges, nouveaux business et règlements de comptes. Enfin, assez pour faire en sorte que les affaires soient rentables, et j'suis enfin passé soldat. Le serment tout ce qui allait avec... Un putain d'rêve ! Bordel, ouais. Si j'avais pas été l'homme que je suis j'en aurais chialé un coup tiens. Il avale une gorgée de sa bouteille, qu'il claque sur le rebord de la table maladroitement par la suite, en avalent bruyament ce qu'il venait d'ingurgiter. Enfin voila, j'étais sous la coupe de Sally, avec Gigi et Joe mais aussi mes petits gars : Sonny' un sacré foutu spécialiste dans la blanche, Jacky l'fruit de mes apprentissages et Giuseppe alias Giu' un p'tit jeune de New-York ramené de là-bas pour l'occasion. Et donc ? Sally et Franky touchaient leur blé, et on commencait à s'installer durablement en ville, surtout qu'les gambi' nous lâchaient la grappe et leur affaires d'un coup. On finissait par vendre de la blanche, des flingues et tout un tas d'truc à toute la ville. De plus, avec Robbie, on formait une putain d'équipe de choc et on a finalement choisi d'se lancer dans l'syndicalisme, en plus de c'qu'on faisait pour le reste du business et pour la famille. Ouais, on faisait aussi un paquet d'réglements de compte et conneries du genre, heh'. Il s’arrête de parler, puis fini sa bière d'un trait, le regard flou puis la laisse tomber sur la moquette, celle-ci produisant un bruit sourd dans sa chute puis s'endort sous les effets de l'alcool, l'air tranquille en marmonant quelques mots inintelligibles par la même occasion.

3 ème partie.

Spoiler:

Leather se réveille, l’esprit brouillé par la veille, il respire bruyamment puis se lève sans assurance de son fauteuil se tenant la tête d'une main puis choppe sa célèbre veste en cuir du porte manteau en sortant de sa chambre d'hôtel. Il descend les marches du motel en prenant soin de jeter une poignée de billets froissés de sa poche ainsi que les clés de la chambre vers le comptoir du gérant de l’hôtel puis sort du motel avant de rentrer dans sa Ford mustang série GT, restée sur le parking pour la nuit.


Il roule durant plusieurs heures, passe sur Santos, puis repart une fois la nuit tombée, roulant de la même façon. Vers 23h30, il s'arrête sur le parking d'un bar d'autoroute, une sorte de "Diner" défraichi sur la route de Phoenix, Arizona, où une affaire est censée l'attendre. Il entre dans le motel, poussant la porte en saluant l'assemblée présente d'un signe de tête négligeant qui lui ressemble finalement assez bien, puis se rue vers le comptoir. Le type au comptoir, un cinquentenaire modeste la clope au bec et le torchon sur le futal lui demande ce qu'il veut, pendant qu'un des habitués glisse une pièce dans l'espèce de Jukebox remastérise, qui produit un bon son et de jolies lumières mais n'a aucune geule, selon Leather.


La musique commence alors a retentir, pendant que la conversation démarre.
Spoiler:


"Qu'est-ce que j'te sers, l'ami ?"
"Comment ca l'am-... Bah. Un double scotch va."
"Ca roule. Tu viens d'où comme ca, dis?"
Leather reste quelques instants perplexe, il laisse planer durant plusieurs longues secondes un silence de plomb puis répond sans trop de conviction :
"Santos."
"Ow'.. La ville de.. Vinewood ! Putain, ca a de la geule ça, Vinewood. Quand j'étais petit, je trippais sur John Wayne et toute la clique, des vrais mecs ces types là"
"Rien à foutre"
"Et bien, on est pas trop à la conversation, à ce que je vois, hein ?"
"Ouais, c'est ca."
Une caisse de la police locale s'arrête devant le bar, les deux flics sortent de la tire. L'un d'eux, le doyen et Sheriff est un soixantenaire rempli de désillusions, qui aime la rigolade mais n'attend plus grand chose de son boulot. Leather, par habitude, sort du Diner par derrière, prétextant une "envie pressante" pour se tirer de ce "guêpier à flics à la con".

Le flic : "Salut 'Rosie, b'soir tout le monde".
Le barman : "Hey, Sheriff Berkley ! Vous savez que c'est toujours un plaisir. Un bourbon, comme d'habitude ?"
L F : "Ouais, comme d'habitude. Deux même, un pour l'petit jeune qui m'accompagne en patrouille ce soir"
Leather: "Putain, ma vessie m'joue encore des tours, où sont les chiottes?"
L B : "Au fond là, à droite"

Le bruit de la mustang retentit, Leather disparait sur les longues routes qui mènent vers l'Arizona. Après plusieurs dizaines de minutes de route, il s'arrête dans un motel à la con de bord de route, la facade est en bois de coupe peint en blanc et l'atmosphère grisâtre. La tenancière du soir, une vieille avec un collier de fausses perles lui indique la chambre 36, Leather choppe la clé puis monte minutieusement, veillant à se montrer discret. Il entre dans sa chambre, jette sa veste sur son lit et s'affale dessus après avoir branché la radio, qui passe quelques disques pendant qu'il parle une fois de plus, seul. On eut dit qu'il aimait à se repasser sa vie en boucle, durant ce périple qu'il se devait de s'infliger jusqu’à cette ville de Phoenix.


Spoiler:

Et ouais, j'en étais là. Ca a avancé... On se raflait un foutu paquet de flouze dans tout les coins putain d'bordel à la con, c'était prodigieux. Avec Robbie, on était les numéros 1 du syndicalisme moderne de cette ville de Santos. Un connard d'patron voulait pas casquer ? PAF il s'retrouvait avec la moitié de la ville lui tombant sur la geule. Sans compter tout les p'tits gars prêts à lui péter la geule et m'rapporter le pognon rien que pour me faire plaisir. Vous voyez l'tableau, un peu ? Bordel, en c'temps là, pleins de types nous ont rejoins ou sont revenus dans le business... Lucky l'skipper, de retour du Texas avec son putain d'attirail de cow-boy heh-eh ! Et puis Little-Paulie, un chic type qui s'y connait en business. C'est un des tout premiers qu'j'ai côtoyé sur Little Italy d'Santos, ouais. Du côté des arrivées, y'a eu un type qui venait du pays.. L'Cavaliero alias Bob-Cigario. Sur l'moment j'me suis tout de suite dit qu'il avait pas inventé l'fil mais qu'il avait l'sens du respect, l'éducation de là-bas, v'voyez, et qu'il y avait de quoi en faire un bon gars. Ca a pas loupé, il a rejoins mes rangs. On a commencé à s'lancer dans toutes les ventes possibles et imaginables, d'un côté on tenait les rennes des grosses entreprises et d'certaines administration, et de l'autre on vendait nos merdes aux employés et aux gangsters de la ville ! Putain, le pied.
J'pouvais parcourir les rues du Delfino, de Marina, de Downtown peinard, j'savais qui m'arriverait rien... Vous savez pourquoi ? Putain, parce que j'faisais partie d'un groupe, d'une... Enfin on s'comprend quoi merde.

Leather se retourne légèrement dans son lit, le morceau arrive à sa fin et un nouveau s'enclenche après le commentaire baclé d'un animateur de nuit débutant dans le métier qu'on avait collé là parce qu'on savait pas vraiment où le foutre.
Spoiler:


Et puis... La sortie d'taule de Bernie Graps, alias Nail-Clippers, comme j'l'appellais.. C'type là, c'est à pas y croire. Il sort de taule, et Franky l'colle skipper d'mon équipe. Faut dire qu'il y avait d'quoi, un sacré type que ce Bernie, avec sa connerie d'couple ongles toujours au bout des doigts. Pas pour se couper les ongles... Oh non. Pour couper les foutus doigts des connards dont il se chargeait, en fin c'est c'qu'il faisait quand il avait vraiment envie de se défouler. Bordel, il a instauré une taxe générale sur tout les p'tits enculés qui dealaient en ville, une sorte de "protection". Numéro par numéro, on s'occupait de récupérer la thune de chacun d'eux afin qu'ils n'oublient jamais qui avait l'pouvoir dans cette ville de merde. Et puis bon, j'ai déménagé. Ouais, c'est pas qu'l'air de Downtown m'plaisait pas.. Mais vous savez, quand on trafique les papiers d'un cercle de jeu pour en obtenir la possession, faut bien s'attendre à c'qu'un jour ou l'autre, le fisc vous tombe sur la geule. Et ouais.. C'est c'qui s'est produit. Du coup, j'ai bradé tout c'bordel et je me suis acheté une petite bicoque, sur Marina. L'air marin m'plaisait, y'avait une belle vue.. Enfin que du bon quoi. Et puis, le p'tit Giu venait de perdre sa mère, paix à son âme, cette bonne femme. Enfin, je l'avais connu mais sa mort avait pas changé grand chose dans ma vie, mais plutôt son héritage. Ouais, j'suis pas un dégeulasse au point de piquer à un des mes gars l'héritage d'un de mes petits gars, rassure toi, connard !
Non, mais ca lui a permit d'acheter la pizzéria que je convoitais sur Santa Maria, un emplacement de folie, en face de la mer et tout - et tout. Enfin, les affaires étaient prospères.. Un sacré bon pied, s'en foutre plein les poches en récupérant les avantages de son boulot... Putain.

Leather coupe la radio en étendant son bras vers celle-ci, elle se coupe dans un bruit difforme de vieille radio, alors que c'était un modèle des années 90-2000. Leather choisit de hausser les épaules puis d'éteindre la lumière, laissant de façon négligente les volets ouverts, saisi de fatigue par la route qu'il venait de parcourir pour atteindre ces lointaines contrées.




4ème partie.



On retrouve Leather, le lendemain, attablé à une table de restaurant sur une bordure d'avenue de passage de Phoenix voyant chaque jour passer pas mal de circulation. Il est environ 10h du matin, la table est proche de la fenêtre et une douce lueur se propage dans le Diner assez peut fréquenté, du fait de l'heure et de sa localisation, assez peu fréquentée, finalement. La serveuse, une trentenaire enrobée et entourée d'un tablier blanc arrive et lui dépose sur sa table entre deux couverts de bas étage une assiette d’œufs brouillés et lui remplisse son mug de café à l'aide de son réservoir de cafetière gardée dans la main droite. Elle marmonne un truc du genre "Enjoy the lunch mister" puis s'en retourne vers son comptoir, la mine besogneuse et rongée par l'ennui. La déco n'est pas sensationnelle, mais l’établissement est réputé pour son café et ses petits déjeuners en tout genre. Leather extrait d'un coup une serviette du distributeur de serviette à cet effet, se la fourre dans le col puis choppe un-à-un ses couverts en commençant à manger. La clochette d'entrée du Diner retentit, par instinct, il jette un coup d'oeil vers le nouvel arrivant, semblant vouloir éviter toute mauvaise surprise en ayant le loisir de pouvoir dégainer à temps, si la situation l'invitait à le faire. Il n'en fus point. Le type qui venait d'entrer était un homme de carrure moyenne, des lunettes de soleil sur le nez et une plaque luisante de Police à la ceinture, que Leather remarque tout de suite en ronchonnant dans sa bouchée d’œufs brouillés "What's the fuck again, shit." Le type se retourne, puis s'installe à la table, comme si c'était une attitude naturelle, en demandant une fois assis :

"-May I ?
-Sure, sure.
-Well, how ya'doin Leather ?
-I know you ?
Le type ricane tranquillement en hochant les épaules nerveusement, comme le fait un type qui se force à se donner l'apparence d'un blagueur, puis reprend :
"-No, but me, I know you. I'm a friend of Doherty.
-Ow, how he doin' ?
-Fine, fine. He's my boss, now.
-So he sent you to ask me why I'm here ?
-Exactly, when he said to me a wiseguy like you will comin' in our disctrict, I was so excited !
-It's a different work than the car accidents, sure.
-Yeah, yeah. So, what are you doin' in my fuckin' city fella ?
Leather pouffe légèrement puis attrape son mug de café, le faisant basculer jusqu'a ses lèvres en absorbant une petite quantité de celui-ci, l'air amusé par ce qu'il vient d'entendre.
-I'm workin'.
-Oh, a businessman.
-Yeah, syndicate appointement... You know.
-Hm-hm, hm-hm. I hope you're not in the town to see the DiFronzo's brothers, they had an accident last night..
-C'maan, what happened ?
-A black van, four guys with automatics machine-guns. I called the local fed's, they said it's maybe the Philadelphia's wiseguys who decided to kill dem'. What a terrible case, huh ?
-I don't know they were on the city, it's an hazard.
-An hazard ? You think I'm a asshole ? C'man, m'haha !
Le type recommence à rire comme un abruti, provoquant chez Leather un regard noir fixe assez décontenançant, qui le force finalement à s'arrêter d'émettre ainsi cette sonorité nuisible. Il toussote puis reprend, en lançant un signe du menton engageant vers Leather :
-Don't fuck in my district, stay very cool, and all we'll be good. I know you have some problems with the fed's, in Santos, so don't fuck here, fella.
-I'm eating, so go fuck yourself outside and pass on my best regards to Doherty.
-Don't forget that if you're not in a jail with two cops who are lookin' your ass it's a part why I'm agree.
-You're kidding me stupid cocksucker ? You want to meet the Butch's friends soon ?
-Huh... I have to go, see ya'soon and don't forget what I said Leather.
-Yeah, that's it."


Franck jette ses couverts sur la table, gobbe le reste de son mug de café et jette une poignée de billets sur la table, sensiblement sur les nerfs à la suite de l'entretient. Il s'érige rapidement debout, puis salue d'un signe de tête l'assemblée présente en faisant retentir la sonnette en sortant promptement. Il regagne sa caisse, démarre puis commence à rouler en allumant l'auto-radio, comme à son habitude.


Spoiler:

Putain de con, ce mec. Ce trou du cul d'Doherty est même plus foutu de venir me voir lui même, county chief, tu parles ouais. 'Chié.

Un temps de latence se passe, la chanson passe, et Leather roule sans but dans les rues de Phoenix. Il semble réfléchir, en vérité la nouvelle que venait de lui annoncer celui qu'il considérait comme un pauvre connard de flic à peine gradé, c'est que deux types qui lui faisait gagner un paquet de pognon monstre venaient de se faire buter et ça par des types contre lesquels ils pouvaient pas grand chose, des caïds de Philly, le genre de type que même les boss qu'il pensait côtoyer à New-York essaye d'éviter de froisser. Alors ouais, il l'avait mauvaise, et il se mit donc à tenter de penser à autre chose, et cela pour finalement orienter ses pensées sur son passé. Ce fut dont au bout de quelques minutes qu'il se remit à parler seul.

'Puis avec toutes ces conneries, aussi. C'est toujours quand tout va bien que les fed's viennent te les briser. a croire qu'il fallut juste que t'ai finit de t'occuper de tes emmerdes de l'autre côté des barreaux pour que les types viennent de les briser avec d'autres emmerdes. On craignait ces putains d'inculpations et ça valait pour tout l'monde. Les petites frappes, finalement, avaient presque moins à craindre que nous. Enfin, bon ouais... Tout ça pour dire que tout allait bien et qu'il a fallu qu'on se déplace comme des putains d'itinérants. Ca a commencé au petit Market, puis dans tout un tas d'endroits. Le business tourne ouais, mais normalement c'est relativement fixe. Enfin... On a pas toujours une grosse bande de paparazzis pour nous coller au cul, c'est sûr. Résultat on bougeait, et ça nous a fait perdre un peu d'fric. On est même passés par Marina, où j'ai fais la connaissance de pleins de types, des jeunes macaronis en quête d'avenir. Ca... C'était pas longtemps après Lucky se soit fait buté non... Ah si, c'est bien ça. Putain, c'est con quand même, ça faisait un bout d'temps que je le connaissais. Et puis Johnny le barman aussi. Putain de merde ! Une balance, lui. Comme quoi, faut toujours s'méfier de tout le monde, j'ai bien raison. Ouais donc... Plein de petits gars. Et puis j'avais des nouveaux dans mon équipe, Rizzie the Fucker, devenu un de mes made-mens par intérim, Douggy the fat et tout un tas d'autres types ouais. Ce qui est sûr, c'est que je faisais mon business malgré tout. Et puis Bob a acheté son club, proche de Mulholland Intersection et du tribunal. C’était pas le grand luxe mais c'était pas mal, de quoi boire un verre de temps en temps et passer d'bonnes soirées, tant qu'a faire. C'est même ici que j'ai dû m'occuper de ce gros tas de Wisey, putain. Enlevé à Cuba... Putain, il a vraiment cru que j'allais gober ses conneries en plus ! Une petite discussion, je m'écarte, bang-bang et on fout l'corps dans la flotte. Putain, ils ont dû en chier pour trainer ce gros tas jusque dans l'coffre puis dans le bateau. M'enfin... N'plus m'occuper de ce genre de merde, c'est intégré à mon statut maintenant, ouais. Avant, je devais même m'occuper du découpage. Maintenant, suffit que je passe un coup de fil et le type disparait comme de rien. Chacun son putain d'tour, ouais. Quand les choses ont finies par se stabiliser on s'est installés sur Downtown, donc.
Le problème, c'est que ces enfoirés de juifs me payaient chaque semaine pour pas être emmerdés, et on respectait le contrat. Sauf qu'ils résidaient dans ce putain de quartier de mes couilles, du coup ils sont venus me faire chier pour qu'on dégage de là. A la limite, si ces enculés m'avaient parlé normalement, on aurait fait un Sitt-down et on se serait arrangés à... "L'amiable". Mais là, ces pauvres cons ont dit qu'ils payeraient plus. Putain d'saloperie de merde... Ne plus m'payer non mais pour qui ils s'prennaient ces fils de pute ?
Le pire, c'est qu'ils sont revenus nous provoquer ces empaffés de merde, en amenant tous leurs cons dans le baker. Comme si moi, Franck Cagliani alias Leather, j'allais laisser faire ce genre de connerie ? Putain. Une batte de baseball, c'est tout ce dont j'ai eu besoin pour faire détaler ces porteurs de kippa à la con. J'pensais que ca les calmerait... Sauf qu'ils nous ont déclaré la guerre, malgré que j'ai essayé de négocier. M'enfin, ce qui compte c'est qu'ils soient tous au fond d'un putain de trou. Tout ça pour deux pauv'boutiques dans un quartier de merde, eh'. La vie est une course folle, tout d'même.


Passant sur W.Adam street puis sur Black Canyon Freeway, Leather enchaine sur Papago Freeway afin d'enclencher sur la Road 10, menant jusqu'a Santos.


Dernière édition par Franck Cagliani le Sam 17 Déc - 20:51, édité 13 fois
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par « Marwan © Weekz » le Ven 24 Juin - 12:04

bon début il me donne vraiment envie de le lire Smile
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Aaron | ToXiC | Wiggins le Ven 24 Juin - 12:22

Marwan Weekz a écrit:bon début il me donne vraiment envie de le lire Smile
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Luigi "Gigi" Cagliani le Ven 24 Juin - 12:27

Luigi est allongé sur son lit, dans la chambre à côté de celle de son frère, grisé par l'alcool mais écoutant attentivement les paroles de Franck. Il sourit et se plonge dans ses souvenirs, arrive à ressentir au plus près toutes les impressions de cette époque, l'odeur du graillon des cuisines de l'Umberto ClamHouse, le regard vide du mec qu'on avait repassé avant de partir...

Haha, c'était marrant.

Luigi ferme les yeux.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par zZz le Ven 24 Juin - 12:52

Dommage, vous écrivez tous sur le même modèle.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Gabriel Martinozzi le Ven 24 Juin - 14:51

J'aime bien Smile
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Franck Cagliani le Sam 10 Sep - 14:33

Deuxième partie ajoutée, bonne lecture.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Joseph_LaManna le Sam 10 Sep - 14:45

Bien rédigé!

Joseph_LaManna

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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Joe Collins le Sam 10 Sep - 15:08

Joe Cicero "LP" a écrit:Bien rédigé!

J'attends la suite Razz
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Gil Cagliani le Dim 11 Sep - 12:52

La classe!
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Gabriel Martinozzi le Dim 11 Sep - 13:38

Yeah c'est pas mal Smile
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Pablo Reggie le Jeu 15 Sep - 23:11

Joe Cicero "LP" a écrit:Bien rédigé!
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Jimmy Albertino le Dim 25 Sep - 18:28

Bon background.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Sally Caruso le Lun 26 Sep - 0:02

I love it!
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Rocco_Macciano le Mer 28 Sep - 12:59

Bien joué Leather t'es un patron.

Red'.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Ruben Damn le Mer 28 Sep - 14:17

Bonne histoire
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Jessie Golden le Sam 15 Oct - 12:45

On veut une troisième partie.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Michael Partlow le Sam 15 Oct - 14:26

Good background, avec un bon style d'écriture. Very Happy
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Michael Law le Sam 15 Oct - 14:50

Wesley | Wolf' | Kingston a écrit:
Good background, avec un bon style d'écriture. Very Happy
Il a tout dit.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Neil McCauley le Sam 15 Oct - 17:34

Arretez il va prendre la grosse tete.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Franck Cagliani le Mar 18 Oct - 0:22

Merci pour vos avis ! J'ajouterais peut etre une musique de fond et le reste de l'histoire prochainement.

(Bob, espèce d'escroc. What a Face )
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Feech Capizzano le Mar 18 Oct - 6:23

Psh-.. Tu m'decois! Même pas j'vois mon nom une fois! héhé.. J'rigole, beau travail.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Franck Cagliani le Jeu 20 Oct - 0:29

M'hah Lucky ! A chaque fois que j'ai composé ce truc c'etait pendant tes absences ! J'te collerais dans la troisième partie, I think.
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Trey Deyron le Jeu 20 Oct - 0:39

J'adore, beaux boulot !

Sa me rapelle les premier pas de RP ensemble.


[Le Mothel pret du Gymnase Ganton, avec Luigi est tout ^^']
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Re: | Franck "Leather" Cagliani |

Message par Neil McCauley le Jeu 20 Oct - 15:22

Benito DeGiovanni a écrit: J'adore, beaux boulot !

Sa me rapelle les premier pas de RP ensemble.


[Le Mothel pret du Gymnase Ganton, avec Luigi est tout ^^']

J'te raconte pas il a failli pleurer la derniere fois qu'on est passé devant.
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